Découvrez le visage de nos locataires

Nos locataires fêtent ce mois-ci leur première année dans nos nouveaux logements permanents. Voici leur témoignage.

Le visage de nos locataires :

Martin :

« Ça fait 7 ans que j’habite dans des ressources transitoires. Il y a des endroits où je pouvais rester quelques mois, d’autres un an. Durant cette période, je suis passé notamment par la Maison du parc, Maison Plein Cœur, Maison Amaryllis…

Pendant un an, je cherchais des logements et puis je n’ai rien trouvé, excepté un logement dans le privé, grand comme une salle de bain pour un loyer de 1000 dollars par mois. J’étais en train de vider mon compte en banque.

Si je n’avais pas connu le Sac à dos, j’aurais été obligé de rester dans ce logement privé. De plus, je ne sais pas si j’aurais réussi à le garder, car je ne travaille pas assez pour assurer un revenu plus conséquent. En effet, je ne peux pas faire plus de 28 heures par semaine, car je vis avec le VIH et la sclérose en plaque. Je suis très en forme, mais il faut que je gère mon énergie.

Le fait de savoir que je peux rester ici indéfiniment, ça me soulage tellement. Ça m’enlève un stress, c’est incommensurable. Ça change tellement ma vie que j’ai gardé mes vieilles habitudes : j’ai encore des affaires stockées dans un entrepôt. Il faut que je revienne dans la société tranquillement, en commençant d’abord par accrocher mes tableaux aux murs. »

Marie-Lyssa :

« J’ai eu une carrière de 20 ans et puis à un moment ça s’est stoppé : j’ai perdu mon emploi, mon revenu, mes avantages et mes fonds de pension. Alors j’ai été obligée de vendre mes biens et petit à petit, mes économies se sont complètement asséchées.

Après avoir été accompagnée vers un programme d’hébergement d’urgence avec le Chaînon, j’ai découvert le Sac à dos. Tout de suite, ça s’est très bien passé. Les logements me convenaient parfaitement : ils sont confortables, ils offrent de la dignité et surtout, ils sont permanents.

Depuis que je suis ici, je recommence à composer de la musique. C’est un espace privé, un peu comme un sanctuaire dont l’activité dépend beaucoup de si mon environnement est adéquat ou non. Cet espace-là me permet de composer avec confiance, de me remettre dans quelque chose qui me définit et de refermer cette brèche qui a été créée en moi.

Désormais, j’entame une véritable reconstruction : j’investis dans mes projets, la nourriture, la musique. J’aimerais lancer mon brevet sur une plateforme d’apprentissage, éditer mon livre de recettes véganes et publier mon album.

Peu importe l’espace que l’on a, le plus important c’est d’être bien chez soi. La vraie victoire, c’est de se remettre sur pied et d’avoir un chez soi qui nous représente vraiment. »

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